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Les maladies cardiovasculaires sont habituellement perçues comme des maladies touchant les hommes d’âge mûr plutôt que les jeunes femmes. Pourtant, elles constituent la première cause de décès chez les femmes au Canada.

Claire Webster n’a que 16 ans lorsque les premiers symptômes apparaissent. Elle grandit à Laval, où elle apprend à jouer au tennis et rêve de faire de sa passion un métier, de voyager dans le monde entier pour pratiquer ce sport qu’elle aime tant. Un matin, au réveil, elle se sent étourdie et décide de consulter un médecin qui attribue ses étourdissements au stress de la compétition.

Mais l’état de Claire s’aggrave au fil des ans et à 19 ans, on la dirige vers le Centre universitaire de santé McGill (CUSM). On lui apprend alors qu’elle est atteinte de deux maladies graves : un syndrome du nœud sinusal et une fibrillation auriculaire qui entraînent des troubles du rythme cardiaque. Sa fréquence cardiaque au repos pouvait chuter à 32 battements par minute, ce qui est nettement inférieur à la normale, mais aussi monter à 200 battements par minute, soit deux fois le rythme moyen, sans même qu’elle fasse d’exercice physique.

Plus troublant encore, le cœur de Claire marque des pauses pendant son sommeil. « Encore aujourd’hui, on ne sait pas vraiment ce qui est à l’origine de ces deux maladies cardiaques, mais je suis très reconnaissante aux médecins du CUSM de les avoir diagnostiquées à temps », déclare Claire.

Afin de stabiliser son rythme cardiaque, les médecins lui implantent un stimulateur cardiaque, avec lequel elle devra vivre le restant de ses jours. « Au début, j’étais paralysée par la peur. Je craignais en permanence que le stimulateur tombe en panne et que mon cœur cesse de battre. Dès que je faisais une activité, je pensais devoir faire constamment attention », explique-t-elle. Toutefois, avec le temps, elle réalise que son « pacemaker » n’est pas un obstacle. Bien au contraire, il lui permet de vivre une vie saine et épanouie. Mère de trois enfants qui la tiennent très occupée, elle continue de jouer au tennis en compétition au Québec et exerce plusieurs autres activités, comme le cardio-vélo, le yoga et le golf.

Un stimulateur cardiaque se change généralement tous les dix ans et celui de Claire sera remplacé dans trois ans. Elle en a déjà eu quatre et tous les six mois, elle profite du bilan qu’elle va faire à la clinique du pacemaker au CUSM pour rendre visite à ceux qu’elle considère comme sa deuxième famille – l’équipe de cardiologie du CUSM.

C’est son expérience en tant que patiente du CUSM qui lui a donné envie de partager son histoire pour aider d’autres femmes. Déjà très engagée bénévolement dans la communauté montréalaise, Claire a décidé d’organiser une levée de fonds au profit des patients du service de cardiologie. Elle aimerait que d’autres apprennent de son expérience et encourage les femmes en particulier à prendre la santé de leur cœur au sérieux.

Avec l’aide de son mari Stuart et de leurs amis Vanessa et Guy Laframboise (ce dernier étant aussi soigné en cardiologie au CUSM), Claire s’est associée à la Fondation du CUSM pour organiser le cocktail de lancement de la campagne Bye bye cœur brisé, qui aura lieu au Club de raquettes de Montréal le jeudi 16 février.

« Redonner, c’est ce qui m’importe », précise-t-elle. « Grâce aux soins de très grande qualité que j’ai reçus au CUSM, je peux vivre une vie merveilleuse et je veux que toute personne souffrant de problèmes cardiaques ait la même chance ».

 Pour obtenir davantage d’informations sur Bye bye cœur brisé, ou pour acheter des billets, cliquez ici.