Dennis Carranza et Josephine Nicdao.

Dennis Carranza a connu plus que sa part de problèmes de santé. À 42 ans, il reconstruit sa vie après avoir reçu une transplantation cardiaque plus tôt cet été. Né à Montréal et fils de parents médecins, il s’entraînait pour le marathon lorsque, pour la première fois, il a senti que quelque chose n’allait pas.

« Mon entraînement cardiovasculaire devenait parfois laborieux, même nager était devenu un problème », explique Dennis, mais c’est lors d’un voyage au Mexique avec sa femme qu’il a vraiment su que quelque chose ne tournait pas rond. « J’étais dans l’avion avec ma femme et j’avais l’impression de me noyer dès que je fermais les yeux. Je me souviens d’être entré dans notre chambre d’hôtel et de lui avoir demandé si elle se sentait également essoufflée… “Mais non, bien sûr que non!”, m’a-t-elle répondu. Nous savions que j’allais devoir consulter quelqu’un dès notre retour à Montréal », se rappelle-t-il.

Dennis considère que son équipe du CUSM lui a sauvé la vie à plusieurs reprises. À la tête de la division de cardiologie du CUSM, la Dre Nadia Giannetti le suivait depuis son diagnostic d’insuffisance cardiaque en 2012. Son problème de santé est un trouble qui se produit lorsque le cœur n’est plus capable de pomper le sang et l’oxygène dans l’organisme, causant des symptômes comme l’essoufflement. Dennis a reçu l’implantation d’un défibrillateur qui, après une courte période, ne suffisait plus à maintenir son cœur en activité. Il avait besoin d’un nouveau cœur. Or, pour que Dennis soit admissible à une greffe du cœur, il devait perdre beaucoup de poids qui, à la suite de son diagnostic d’insuffisance cardiaque, n’avait cessé d’augmenter.

« Parfois, c’était la dépression; je ne voulais pas sortir. J’étais vraiment lourd, je ne me sentais pas à l’aise dans mes vêtements. Lorsque je pesais 181 kilos, j’étais ruisselant de sueur, alors je ne me sentais pas à l’aise dans les activités sociales », explique-t-il.

Dennis a subi un pontage gastrique et il a commencé à marcher jusqu’à 20 000 pas par jour dans l’enceinte du CUSM en préparation pour sa chirurgie, espérant malgré tout qu’un donneur compatible soit identifié. Lorsque cet appel est arrivé, Dennis et sa femme, Josephine Nicdao, étaient ravis. Pour cette seconde chance, après une expérience médicale aussi pénible et d’innombrables revers, ils disent être maintenant éternellement reconnaissants envers ce donneur d’organe.

« La greffe m’a offert une toute nouvelle façon de voir les choses. Je me sens mieux, je suis capable de faire du sport à nouveau, je peux prendre l’avion et je peux travailler. On dirait que je suis redevenu moi-même », déclare Dennis, qui espère rencontrer un jour la famille de son donneur d’organe pour la remercier.

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