Ce mois-ci marque la première année de Dr Pierre Gfeller au poste de président et directeur général (PDG) du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Kate Shingler s’est assise avec lui pour discuter de cette année et de ce qui s’en vient.

Médecin de famille de formation, Dr Gfeller a accumulé plus de 37 années d’expérience dans le secteur de la santé et des services sociaux, dont plus de deux décennies à titre de gestionnaire. Il a développé une expertise en gestion du changement et s’est illustré en ralliant des groupes aux intérêts variés pour créer des relations de travail positives et des partenariats efficaces. Le PDG du CUSM est titulaire d’un doctorat en médecine de l’Université McGill et d’un MBA de l’Université du Québec à Montréal et Paris-Dauphine. Il détient également un diplôme d’études supérieures en Santé publique de l’Université Laval.

Pour souligner cet anniversaire important du Dr Gfeller, j’ai discuté avec lui le mois dernier de son travail à la tête du CUSM et de certaines des opportunités qui s’offriront à son organisation dans le futur.

 

Q : Comment décririez-vous votre expérience jusqu’ici ?

A : Passionnante ! Très excitante ! J’aime mon nouveau travail, je l’aime beaucoup. J’aime les gens et l’établissement. Nous prodiguons à la population des services fantastiques, en fait, l’hôpital est encore plus spécialisé que je ne le pensais. Mes interactions avec tous les intervenants – patients, membres du personnel, médecins, membres du conseil d’administration, fondations – ont été très positives. Je pense que c’est un endroit merveilleux où travailler, où être le PDG. À l’heure actuelle, nous avons des défis, comme tous les autres établissements hospitaliers, mais ce fut une année formidable pour moi. Je suis vraiment heureux d’avoir accepté de venir au CUSM.

 

Q : Quels sont les principaux défis que vous prévoyez ?

A : Tous les établissements au Québec auront pour l’avenir un défi commun à relever au Québec, soit la pénurie du personnel. Le taux de chômage a atteint un plancher historique au Québec, nous rivalisons donc pour attirer le talent, non seulement entre hôpitaux, mais aussi avec les autres secteurs de l’industrie. En ce moment, notre situation est quelque peu meilleure que dans d’autres établissements de santé du Québec. D’ailleurs, certains ont récemment été forcés de fermer temporairement des départements. Ce ne fut pas vraiment le cas au CUSM, où les heures supplémentaires ne sont obligatoires qu’à de rares occasions. Nous devons rester vigilants, c’est pourquoi nous réexaminons notre façon de traiter le personnel et nous entrevoyons déjà des changements majeurs à apporter dans nos ressources humaines. Nous comprenons toute l’importance de notre personnel pour la collectivité.

 

Q : Quelle est la nouvelle mission pour ce qui est des ressources humaines ?

A : Nous aimerions offrir un meilleur soutien à nos gestionnaires. Nous aimerions être plus près de notre personnel. Nous voulons demeurer un employeur de choix, ce que nous sommes déjà, je crois. Le fait que nous soyons bilingues constitue d’après moi un avantage. Pour plusieurs membres du personnel infirmier et autres professionnels francophones, le CUSM est un bon endroit pour améliorer leur anglais. Plutôt que d’aller travailler aux États-Unis ou ailleurs, vous n’avez qu’à venir au CUSM. J’ai également été frappé par le niveau de notre bilinguisme. Au début, je pensais qu’il me faudrait parler beaucoup plus anglais que je ne le fais.

 

Q : Pour vous, le CUSM est-il représentatif de la ville qu’il sert ?

A : Mais bien sûr. Nous avons des employés et des personnes qui travaillent avec nous de toutes les nationalités, de toutes les religions et de tous les secteurs de la société. C’est véritablement un microcosme de la grande ville qu’est Montréal.

 

Q : Quel rôle les fondations jouent-elles en soutenant cet hôpital ?

A : Les fondations jouent un rôle primordial, elles sont très, très importantes. Elles recueillent beaucoup d’argent et nous aident énormément. Nous devons coordonner ce que nous faisons avec nos fondations, et nous assurer que nos objectifs correspondent. Les donateurs devraient être en lien avec les patients et leurs besoins par l’organisation et les fondations. Nous ne sommes que des intermédiaires, des catalyseurs.

 

Q : Qu’est-ce qui vous a surpris au cours de cette dernière année ?

A : J’ai constaté, à maintes reprises, que des hôpitaux superspécialisés nous envoyaient des patients. Nous faisons des choses qui ne sont pas faites ailleurs. Nous héritons de cas très complexes. Des équipes médicales de grand calibre, du personnel extraordinaire, du personnel infirmier hors pair – tous des professionnels. C’est vraiment un hôpital fantastique !

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