Il y a quatre ans, Jean Gordon a été inopinément admise au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) pour être opérée du cœur. Elle n’avait aucun article de toilette ou produit destiné à pourvoir pendant son séjour à ses besoins de base. Cette expérience lui a permis de constater de visu la valeur et l’importance d’un article comme une brosse à dents ou un peigne pour le confort et le bien-être des patients – particulièrement ceux qui sont admis de façon imprévue.

Quelques années plus tard, Jean s’est inscrite au programme du service de bénévoles du CUSM. D’un étage à l’autre, les bénévoles poussent un chariot pourvu de produits d’hygiène buccale et d’autres articles essentiels, comme de la crème pour les mains et des lunettes de lecture, qu’ils distribuent aux patients de l’hôpital. Quand on lui a demandé ce qui l’avait inspirée à devenir bénévole, Jean a répondu : « Je savais ce que c’était d’être une patiente. Je suis traitée à l’Hôpital Royal Victoria depuis mon arrivée au Canada. Je suis donc ravie de pouvoir donner en retour… ce n’est pas grand-chose, mais cela m’aide à faire une différence. »

Jean Gordon visiting a patient with the Comfort Cart.

Financés en partie par la générosité des donateurs de la Fondation du CUSM, ces chariots de réconfort sont pourvus d’articles dont les patients ont besoin pendant leur séjour à l’hôpital. Grâce à une équipe dévouée d’environ vingt bénévoles, le chariot circule deux ou trois heures, une ou deux fois par jour, dans toutes les unités des malades hospitalisés réparties sur quatre étages du CUSM.

« Dentifrice et brosses à dents, Chap Stick, lotion pour les mains, déodorant, vaseline, crème à raser et lunettes de lecture figurent parmi les articles les plus importants. Ces objets qui paraissent insignifiants sont pourtant très importants pour les patients », dit Marylou Boria, adjointe administrative du Service des bénévoles.

En outre, les bénévoles s’occupent même des requêtes spéciales. Les infirmières-chefs de chaque étage peuvent identifier des patients spécifiques, surtout les plus vulnérables qui n’ont pas de bons réseaux de soutien ont besoin d’articles de première nécessité. « Beaucoup de patients ne reçoivent aucune visite de la famille ou d’amis – et c’est le cas pour bon nombre d’entre eux – nous sommes ainsi en mesure de rendre leur séjour plus agréable », relate-t-elle.

Les réactions positives des bénévoles et des patients ayant au droit à un éventail d’articles du chariot de réconfort constituent les aspects les plus gratifiants du programme. Pour les bénévoles qui entrent dans la chambre d’un patient, ces chariots favorisent l’amorce d’un dialogue. Comme les patients sont curieux de découvrir ce que contient le chariot, c’est une excellente occasion pour instaurer une meilleure communication entre bénévoles et patients, plusieurs se sentant seuls pendant leur hospitalisation.

Selon Jean Gordon, les patients sont impressionnés par les services et la satisfaction générée par les chariots de réconfort. Certains jours, elle voit plusieurs patients alors qu’elle a parfois une conversation profonde avec un seul patient. Elle encourage tout le monde à devenir bénévole parce que « …c’est une relation de réciprocité. Le bénévolat me donne autant que je donne ».

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