Julie Liebman prévoyait d’aller au gymnase. Elle s’est plutôt retrouvée au Centre des naissances du CUSM.

Enceinte depuis 33 semaines, Julie avait eu une première grossesse plutôt calme, mais lorsqu’elle s’est réveillée ce matin de septembre, elle a senti que quelque chose n’allait pas. Elle s’est immédiatement rendue au Centre des naissances de l’hôpital.

« Je suis venue en pensant qu’il valait mieux être prudente et que c’était juste un petit détour avant d’aller m’entraîner, se rappelle Julie. Mais quand ils m’ont examinée, ils ont découvert que j’avais perdu mes eaux et que j’étais dilatée à un centimètre et demi. »

Julie a été admise à l’hôpital tout en croyant qu’elle serait de retour à la maison en soirée. Lorsque l’échographie a révélé que son bébé avait diminué de taille depuis la semaine précédente, Julie a appris qu’on la transférait au Centre des naissances où elle passerait le reste de sa grossesse alitée. Son mari Marc est arrivé en soirée fin prêt pour un séjour prolongé avec la valise de Julie, les chargeurs de ses appareils électroniques et même ses vitamines prénatales. Ils ne se doutaient pas que leur fille naîtrait de façon dramatique le soir même.

Julie, son mari et ses parents étaient dans sa chambre lorsque le moniteur surveillant les battements de cœur du bébé a montré un ralentissement important. Quelques secondes plus tard, le Dr RobertGagnon, gynécologue-obstétricien, s’est précipité dans la chambre, a débranché le moniteur et l’a amenée lui-même à la salle d’opération.

« J’allais bien jusqu’à ce que je voie le Dr Gagnon pousser le lit hors de la chambre, dit-elle. Il n’avait pas le temps d’attendre l’aide de préposés au transport, alors c’est lui qui le tirait. C’est à ce moment que j’ai commencé à paniquer. »

Léona, la fille de Julie et Marc, est née par césarienne neuf minutes plus tard. Avant de perdre conscience à la suite de l’anesthésie générale qu’on lui avait administrée, Julie se souvient d’avoir entendu une voix calme et rassurante lui disant qu’elle était soignée par une équipe qui savait quoi faire dans ce genre d’urgence médicale.

Julie ne pouvait pas distinguer le visage de son anesthésiste, le Dr Thierry Daloze, qui portait un masque, mais il a été la dernière voix qu’elle a entendue avant de perdre conscience, et lorsqu’elle a ouvert les yeux dans la salle de réveil, le Dr Dalose était encore à son chevet.

« Je pense qu’il est resté avec moi au moins une heure pour m’aider à gérer la douleur, raconte Julie. Et c’est plus tard que j’ai demandé aux infirmières : “Qui était cet homme ? Il était vraiment gentil.” »

En novembre, Julie a remercié le Dr Daloze en faisant un don Héros de l’hôpital grâce à la Fondation du Centre universitaire de santé McGill en son honneur. Le programme Héros de l’hôpital de la Fondation sert de lien entre les patients et leur famille et le personnel, les médecins et les bénévoles qui ont transformé leur vie. Les Héros de l’hôpital reçoivent une carte de remerciement qui les informe qu’un don a été fait en leur honneur, ainsi qu’une épinglette qu’ils peuvent porter avec fierté. Lorsque Julie lui a remis la fameuse épinglette de héros et lui a présenté Leona, le Dr Daloze dit qu’il était touché.

« Si j’ai eu un impact positif dans sa vie, alors je suis très heureux de l’apprendre, dit-il. J’essaie toujours d’être rassurant parce que je suis à l’aise dans la salle d’opération, alors que pour les patients, je sais que ça peut être terrifiant. Alors, je veux juste qu’ils sachent qu’ils sont entourés d’une équipe d’experts qui veulent tous réussir la procédure, dans ce cas-ci, la naissance de la petite Léona. »

Merci pour votre appui de la campagne Cadeau Santé.

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