Depuis 26 ans, le magazine Québec Science poursuit la tradition : chaque automne, un jury de chercheurs et de journalistes sélectionne les 10 découvertes québécoises les plus impressionnantes de la dernière année et le public est ensuite invité à voter pour celle de son choix. Cette année, c’est un nouveau test pour dépister les cancers de l’endomètre et de l’ovaire, qui a obtenu la faveur des lecteurs, avec près du tiers des votes enregistrés dans le cadre du concours des Découvertes de l’année 2018.

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Ensemble, les cancers de l’utérus et de l’ovaire sont les troisièmes pour ce qui est de l’incidence et de la mortalité chez les femmes. Encore aujourd’hui, ils sont difficiles à dépister avant qu’il soit trop tard. Le taux de guérison n’a d’ailleurs guère bougé au cours des 25 dernières années. Mais les choses pourraient bientôt changer grâce à un test de détection précoce baptisé PapSEEK et mis au point par des chercheurs de l’université Johns Hopkins  et une équipe de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) à Montréal dirigée par la Dre Lucy Gilbert, directrice du Service de cancer gynécologique au CUSM  et professeure au Département d’obstétrique et gynécologie de l’Université McGill, et le Dr Kris Jardon, chercheur et gynécologue-oncologue à l’IR-CUSM.

« Au nom de la Fondation du CUSM, je tiens à féliciter la Dre Gilbert pour cette incroyable reconnaissance. Nous sommes si fiers et honorés de la soutenir, elle et son équipe, et tout ce qu’elles font pour faire progresser la santé des femmes. Grâce à la générosité de nos donateurs, c’est pour nous un privilège de fournir à la Dre Gilbert le soutien financier nécessaire pour atteindre l’excellence en recherche », dit Julie Quenneville, présidente de la Fondation du CUSM.

Rappelons qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucun test de dépistage fiable pour ces cancers chez les femmes qui n’en présentent pas les symptômes. Et même lorsque ces symptômes apparaissent, ils demeurent vagues et facilitent peu le diagnostic.

Non invasif, le test PapSEEK consiste en l’analyse génétique d’un prélèvement de cellules de la paroi utérine, une procédure semblable au test Pap lors d’un examen gynécologique. L’outil permet de détecter la présence de mutations dans les cellules de l’ovaire et de l’endomètre.

« C’est une immense joie d’apprendre que notre équipe a remporté le prix du public Québec Science. Au cours des 30 dernières années, les taux de guérison pour ces cancers ont stagné en raison du diagnostic tardif. Ce vote du public témoigne d’un besoin d’espoir que nos recherches viennent combler, » déclare la Dre Lucy Gilbert.