Histoire sur l’éducation

Le Dr Gerald Fried est resté attaché à ses racines tout en sauvant des vies au CUSM

Qu’est-ce que la cinquième année, un album et le cancer ont en commun? Tous ces éléments ont incité le Dr Gerald Fried du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) à poursuivre une carrière en médecine.

La préparation d’un album sur le cancer, un devoir de 5e année, a mené Gerald Fried alors âgé de 10 ans à contacter le chef de la recherche sur le cancer de l’Université McGill. Non seulement ce dernier a-t-il pris l’appel, mais il a accepté de le rencontrer. L’entrevue a fourni à Gerald plus d’informations qu’un élève de 5e année peut assimiler. « Je me souviens m’être dit que nous devions trouver une cure pour cette terrible maladie, se remémore Gerald. Cette expérience a aiguisé mon intérêt pour la médecine. Je savais que j’avais trouvé ma voie. » L’actuel chirurgien en chef au CUSM qui est né et a grandi à Montréal est un pionnier international de la chirurgie non effractive. Incroyablement doué et dévoué, le Dr Fried a eu plus d’une opportunité de quitter sa ville natale mais, par un hasard du destin, il n’est jamais parti.

Il a été accepté à l’École de médecine de l’Université McGill en 1971 et, à la fin d’une formation supplémentaire aux États-Unis, une occasion de s’y établir a été donnée au Dr Fried. « On m’a offert un poste au Texas, mais certaines exigences liées à l’obtention de mon visa m’obligeaient à retourner au Canada, raconte-t-il. Or, ils tenaient tellement à ce que je reste qu’ils ont fait appel au sénateur de l’État à Washington, D.C., et je me suis vu accorder une exemption. Cependant, j’avais donné ma parole que je retournerais au CUSM et je ne voulais pas rompre cette promesse. »

Le Dr Fried a été le premier à réaliser une chirurgie laparoscopique au CUSM, une technique minimalement invasive qui rend la récupération plus rapide et plus facile pour le patient. Il avait appris cette procédure en Allemagne, spécifiquement pour l’ablation de la vésicule biliaire. Considéré comme un chef de file dans ce domaine, le Dr Fried a formé des centaines de chirurgiens de partout au pays. « Chaque mois, nous donnions des cours de deux jours et formions 24 chirurgiens des quatre coins du Canada. Notre objectif était que tous ces nouveaux “stagiaires” retournent dans leurs hôpitaux respectifs enseigner cette procédure à leur personnel. En l’espace de quelques années seulement, presque tous les chirurgiens du pays ont été formés à cet effet », relate-t-il avec fierté.

Le CUSM est devenu réputé pour la chirurgie non effractive et le monde entier en a pris note. Vers la fin des années 1990, le Dr Fried était recruté pour devenir chef de la chirurgie non effractive à l’Hôpital presbytérien de New York, le plus grand complexe hospitalier new-yorkais. « Le poste étant une superbe opportunité, j’ai décidé d’aller de l’avant. J’ai fermé mon laboratoire, trouvé une maison pour ma famille et nous étions prêts à partir », dit-il. Mais après des mois de problèmes liés à son contrat, le Dr Fried a retiré sa candidature. « Ce fut un moment de véritable transformation pour moi et en fin de compte ce fut la meilleure chose qui me soit arrivée. Plus tôt, la fusion entre l’hôpital de New York et l’hôpital presbytérien Columbia avait causé beaucoup de frictions entre plusieurs composants du système de l’hôpital presbytérien de New York. Bien que j’aurais pu remporter un certain succès aux États-Unis, ces dissensions m’auraient affecté en tant que personne », dit-il.

Rester à Montréal est une décision qu’il n’a jamais regrettée. « J’adore la ville et je pense qu’il n’y a rien comme habiter au même endroit pendant longtemps, explique-t-il. Mon cercle d’amis est diversifié et ma famille ainsi que celle de ma femme Karen sont ici : tout cela fait une énorme différence. »

Après avoir passé du temps avec le Dr Fried, vous réalisez que les mots loyauté et mentorat sont synonymes pour lui. Pendant qu’il explorait de nouvelles possibilités avec une précision toute chirurgicale, il n’a jamais oublié ceux qui lui ont permis d’arriver où il en est aujourd’hui. « Le CUSM n’a rien ménagé pour me former et me soutenir. Je ne pouvais laisser tomber cet établissement qui m’avait tant donné », dit-il. Bien qu’il n’envisage pas encore de prendre sa retraite, le Dr Fried est conscient de l’ampleur de son impact en chirurgie et à Montréal. « À un certain stade de votre carrière, vous commencez à revoir votre priorité – au lieu de votre avancement, vous pensez maintenant à votre héritage. Mon mentorat est ce dont je suis le plus fier. J’ai formé des chirurgiens canadiens de pointe et également certains du Koweït, d’Arabie saoudite, d’Israël, d’Italie et du Mexique, notamment. Ce fut extrêmement satisfaisant de les voir réussir aussi bien. Nous sommes entre bonnes mains avec la prochaine génération », dit humblement le Dr Fried.

Mordu du tennis et globe-trotter, le Dr Fried est très reconnaissant d’avoir mené une carrière en médecine et d’avoir pu l’exercer dans une ville qu’il a faite sienne. Il explique : « La médecine requiert beaucoup de travail. Vous êtes souvent réveillé au milieu de la nuit et, pour répondre à un appel, vous devez vous esquiver pendant des événements spéciaux et quitter inopinément votre famille. Mais vous avez aussi la capacité de changer la vie des gens et, pour moi, il n’y a réellement pas de plus grand privilège. La meilleure décision que j’ai prise a été de rester à Montréal. Je ne crois pas que j’aurais pu trouver un autre endroit qui m’aurait donné autant de plaisir et de satisfaction professionnelle, de même que cette richesse de la vie en général avec ma famille. »

La Fondation du CUSM a honoré les réalisations du Dr Fried lors de son gala annuel, Le Bal rouge, le 19 janvier 2018. Cliquez ici pour voirs des photos de la soirée.

Cliquez ici pour appuyer la Chaire du Dr Gerald Fried pour l’innovation en chirurgie

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Aux Fondations du CUSM et de l’HRV, les patients et leurs familles sont au cœur de notre mission et nous reconnaissons l’importance d’avoir des soins de classe internationale au moment où ils en ont le plus besoin. C’est un honneur et un privilège de pouvoir inspirer notre communauté à appuyer financièrement les besoins les plus pressants au CUSM. Nos donateurs nous motivent, ainsi que nos chercheurs et nos professionnels de la santé à offrir les meilleurs soins pour la vie.

Julie Quenneville

Présidente, Fondations du CUSM et de l’HRV